vendredi 25 octobre 2013

L'homme peut connaître Dieu !

Le livre "L'homme peut connaître Dieuest paru !




« Il est possible que Dieu existe, mais je ne peux pas en être sûr. De plus, les religions ont fait beaucoup de mal. » Si vous pensez cela, ce livre vous surprendra.
« Je crois en Dieu parce que je suis né dans une famille catholique et que mes parents m’ont amené à la messe. » Et si vos parents avaient été musulmans, seriez-vous musulman ? Pouvez-vous prouver que vous êtes dans la bonne religion ?
« Moi, je pense que la religion est dépassée et qu’on peut expliquer le monde un peu plus scientifiquement au XXIème siècle. D’ailleurs, Kant, Freud, Sartre n’ont-ils pas montré définitivement que Dieu n’existe pas ? » Si vous croyez cela, ce livre est pour vous.
« Je prie de temps en temps, mais j’ai pas mal de doutes, car Dieu, on ne le voit jamais, et puis, s’il est si bon, pourquoi tant de souffrances ? »
« Je suis chrétien convaincu, mais je me pose des questions. L’enfer et le diable existent-ils vraiment ? Les miracles ne sont-ils pas de l’autosuggestion ? Pourquoi fallait-il que Jésus meure sur la croix ? » Si vous vous posez ces questions, ce livre vous répondra.
Des questions, vous vous en posez beaucoup. En 31 courts chapitres, vous trouverez des réponses simples, claires, dans un langage à la portée de tous. Le propos, illustré par de nombreux exemples pris dans la vie courante, n’est jamais ennuyeux. L’auteur réussit le tour de force de donner les bases indispensables en philosophie et en théologie. Un ouvrage de référence, pour tous, adolescents, étudiants, adultes, parents et grands-parents. Un excellent point de départ pour une étude en petits groupes.
L’ouvrage peut être lu dans le désordre, à la manière d’une encyclopédie, selon les questions que l’on souhaite approfondie.
Issu d’un milieu athée ou bien, au contraire, imprégné de christianisme, vous souhaitez obtenir des motifs crédibles et rationnels de croire en Dieu.
Vos questions seront nos chapitres : « Est-il raisonnable de croire en Dieu alors qu’on ne l’a jamais vu ? La science ne montre-t-elle pas la fausseté de toutes les religions ? L’évolution de l’homme ne prouve-t-elle pas que l’homme n’est pas créé par Dieu ? N’a-t-on pas raison de dire que l’Église s’est méfiée de la science ? Être adulte, n’est-ce pas penser par soi-même ? L’homme a-t-il une âme ? Puisque nos sens peuvent nous tromper, comment peut-on affirmer qu’il y a une vérité ? Le mieux n’est-il pas de faire ce qui nous plaît ? L’Église n’impose-t-elle pas sa vérité ? Comment être encore croyant après Kant, Rousseau, Marx, Freud ou Sartre ? Le diable, les anges, le purgatoire, les miracles existent-ils vraiment ? Qui peut savoir ce qu’il y a après la mort ? Etc. »
Le présent ouvrage n’est pas un catéchisme : le but n’est pas d’asséner des vérités toutes faites en s’appuyant sur des textes sacrés qui font autorité. Non, la réflexion s’inscrit dans une démarche rationnelle propre à intéresser croyants ou incroyants et le livre propose un cheminement logique.



L’auteur

Jean Dollié, ancien élève du Centre d’Études Religieuses, est agrégé de l’Université. Depuis 20 ans, il enseigne les lettres dans le secondaire et l’enseignement supérieur.

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jeudi 24 octobre 2013

Miracles de Lourdes : des guérisons explicables par la science et la médecine ?


A Lourdes, près du Gave, la Vierge Marie est apparue au XIXe siècle à Bernadette Soubirous. Lourdes est une petite ville de France qui est mondialement connue pour ses guérisons. Les malades vont boire aux fontaines et se baignent dans les piscines. Voici ce qu'écrit Wikipedia : "Les Sanctuaires Notre-Dame de Lourdes constituent le plus grand centre de pèlerinage catholique français depuis que Bernadette Soubirous, a vu une Dame déclarant être l'Immaculée Conception, quatre ans après la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception par le pape Pie IX. Les apparitions commencèrent le 11 février 1858 dans la petite grotte de Massabielle, non loin du village, le long du gave de Pau et durèrent plusieurs mois. Au total, Bernadette vit dix-huit fois la Vierge. Après enquête, l'Église catholique a reconnu ces apparitions le 18 janvier 1862."
Sainte Bernadette Soubirous

Il y a beaucoup de sanctuaires de par le monde et la Vierge Marie est apparue dans de nombreux lieux (Pontmain, l'Ile-Bouchard, Fatima, rue du Bac à Paris, au Laus, etc.). Quelle est la particularité du sanctuaire de Lourdes ?

La particularité du sanctuaire de Lourdes est le nombre élevé de miracles et surtout la présence du Bureau Médical scientifique indépendant de l'Eglise. Ce Bureau est composé de scientifiques reconnus par la communauté médicale et qui exercent dans les plus grands hôpitaux souvent à des postes élevés (professeurs de médecine, spécialistes mondiaux,  ...). Ces médecins procèdent à une véritable enquête scientifique, enquête qui est consultable, vérifiable par des médecins intéressés extérieurs au Bureau Médical.

L'enquête se passe ainsi : la personne malade guérie à Lourdes va trouver le Bureau Médical. Sont exclues les guérisons de maladies psychiatriques, trop difficiles à diagnostiquer. Si le cas semble sérieux, l'on rassemble toutes les pièces du dossier médical avant la guérison (radio, scanner, analyses, ...) puis on fait une série d'analyses du patient guéri afin de comparer. De nombreux interrogatoires sont menés. Cela peut durer plusieurs années afin de voir si la guérison est durable. Sont éliminés tous les cas qui pourraient s'expliquer par des causes psychosomatiques, psychologiques. L'on ne retient que les cas évidents qui montrent que la guérison est inexplicable car elle échappe aux processus logiques et prévisibles par la science médicale. 

Les progrès de la médecine pourront-ils expliquer un jour les miracles de lourdes ? Prenons l'exemple de la sclérose en plaque (SEP). Voici ce qu'écrit Wikipedia : "La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique auto-immune chronique du système nerveux central. Ses manifestations cliniques sont liées à une démyélinisation des fibres nerveuses du cerveau, de la moelle épinière et du nerf optique. Les causes restent inconnues. Des théories évoquent des facteurs génétiques et environnementaux comme les infections.  Elle a été décrite pour la première fois en 1868 par Jean-Martin Charcot." La médecine fait des progrès et sans doute pourra-t-on un jour connaître ses causes et même la guérir. Mais, si l'on guérit aujourd'hui instantanément et entièrement à Lourdes de la SEP, ne peut-on pas dire que cela est miraculeux ? En effet, la science peut affirmer :
- qu'actuellement, on ne sait pas guérir la SEP, 
- que cette maladie ne peut pas guérir toute seule : ce cas ne s'est jamais vu.
Voici la suite de l'article de Wikipédia : "Évolution de la SEP : l'évolution est très variable entre les individus, elle est généralement lente, sur plusieurs décennies. Elle se fait typiquement par poussées régressives. La seconde poussée survient dans la moitié des cas moins de deux ans après la première manifestation de la maladie. Avec le temps, les rémissions sont moins complètes, aboutissant à des séquelles fonctionnelles, la perte de la marche survient en moyenne 20 ans après le début de la maladie.
L'espérance de vie est comparable à celle des sujets sains ; la sclérose en plaques n'est généralement en aucun cas mortelle (rares sont les décès, souvent dus à une infection causée par les problèmes qu'engendre la maladie). Les scléroses en plaques d'évolution progressive (c'est-à-dire n'évoluant pas par poussées régressives) sont, en règle générale, réfractaires à tout traitement."

C'est pourquoi le Bureau Médical de Lourdes (assisté maintenant du Comité Médical International, voir note 1) a déclaré inexplicable la guérison de Jean-Pierre Bély, âgé de 62 ans, atteint de la SEP, guéri le 9 octobre 1987.

La notion de miracle étant une notion religieuse, les médecins se contentent de déclarer la guérison inexplicable, inexplicable non pas en raison des connaissances limitées de la science actuelle mais par ce que cette guérison échappe aux principes rationnels de la médecine. Pour comprendre cela, pensons aux miracles de Lourdes du XIXe siècle. Par exemple, il y a eu beaucoup de guérisons inexplicables de la tuberculose au XIXe siècle, à Lourdes. Même si, actuellement,  l'on sait maintenant guérir cette maladie, les guérisons soudaines de la tuberculose à l'époque restent inexplicables : il n'est pas possible de guérir instantanément de la tuberculose, sans intervention médicale mais simplement en priant et en se baignant dans les piscines de Lourdes. Les avancées scientifiques de la science n'ont pas invalidé les miracles de Lourdes du XIXe : une malformation, une fracture, même dans plusieurs siècles, ne pourront pas disparaître en un clin d’œil sans geste thérapeutique !

Après les conclusions du Bureau Médical, c'est à l'Église catholique de porter un regard théologique sur la guérison et c'est à elle de prononcer l'existence du miracle.

Pour aller plus loin : 
- vidéo de Serge François, un des derniers miraculés reconnus officiellement en 2011, voir Vidéo .
- commander notre ouvrage L'homme peut connaître Dieu, voir Acheter 
- Enquête sur les miracles de Lourdes, Yves Chiron, Perrin

Le corps de sainte Bernadette s'est conservé miraculeusement incorrompu et souple.
Une mince pellicule de cire recouvre seulement le visage et les mains.
On peut le voir au couvent de Sainte Bernadette,
Espace sainte Bernadette, 34 rue saint Gildard, 58000 Nevers
Sainte Bernadette, priez pour nous !

Note 1 : Composition du Comité Médical International de Lourdes :

- Dr Jean-Louis ARMAND-LAROCHE Neuro-Psychiatre Suisse
- Dr Franco BALZARETTI Chef de Service Chirurgie – Vercelli Italie
- Pr Gilles BERRUT Pr de Gérontologie – Nantes France
- Pr J. Philippe BOULENGER Pr de Psychiatrie – Montpellier France
- Pr Angelo CAMPANOZZI Pr de Gastroenterologie Pédiatrique et Italie, Nutrition – Univ. de Foggia
- Dr Angela CAMPBELL Gérontologue & Clinical Director of Victoria Ecosse Infirmary – Glasgow
- Pr Christian CONFAVREUX Pr de Neurologie – Lyon France
- Dr Denis DALEY Diabétologue Pays de Galles
- Pr Jean-Marie DECAZES Pr de Maladies Infectieuses – Paris France
- Pr Jean DUBOUSSET Pr d'Orthopédie Infantile – Paris France
- Dr Michael DULAKE Cardiologue Angleterre
- Pr Alain FRANCO Pr de Médecine Interne et France Gérontologie – Nice -
Pr Alfredo GUARINO Pr. de Pédiatrie – Univ. de Naples Italie Federico II
- Pr Jorge IRIARTE Pr. de Neurologie & Doyen de la Fac. Espagne de Médecine Univ. de Navarre, Pampelune
- Dr Roger JEAN-CHARLES Médecine Interne Haïti Néphrologie
- Dr Niall KEENAN Registrar in Cardiology Royaume Uni
Hammersmith Hospital & Lecturer Imperial College – London
- Pr Claude LABROUSSE Pr de Médecine Physique et France Réadaptation – Limoges
- Pr Magda LODEWEYCKX Pr de Endocrinologie Pédiatrique - Belgique Louvain
- Dr Eduardo LOPEZ DE LA OSA Gynéco Obstétricien – Madrid Espagne
- Dr Théodore MANGIAPAN Pédiatre France Ancien Pdt du BDCML
- Dr Michael MORAN Clinical Research Fellow ORL Surgery Irlande du Nord Queen's University - Belfast Royaume Uni
- Dr Kieran MORIARTY Hépato Gastro Entérologue – Bolton Angleterre
- Pr Jacek L. MOSTWIN Pr d'Urologie – U.S.A Johns Hopkins Univ. Baltimore
- Pr Marie – Christine MOUREN Pr de Pédo Psychiatrie Paris France
- Dr Roger PILON Immuno Allergologue France Ancien Pdt du BDCML
- Pr Jean POUGET Pr de Neurologie – Marseille France
- Dr Jean-François POUGET-ABADIE Médecine Interne France
- Dr Graziano PRETTO ORL – San Giovanni Rotondo Italie
- Pr Jacques ROUËSSE Pr de Cancérologie – Paris France
- Pr Fausto SANTEUSANIO Pr d'Endocrinologie – Perugia Italie
- Pr Maurice SCANLON Pr de Diabétologie et Pays de Galles Endocrinologie – Cardiff
- Dr Rolf THEISS Chirurgien – Sarrebourg Allemagne
- Dr Patrick THEILLIER Ancien Pdt. BDCML France
- Pr Edgardo YORDAN Pr de Cancérologie- U.S.A Gynécologie – Chicago

mercredi 23 octobre 2013

SCIENCE ET FOI SONT-ELLES COMPATIBLES ?


Les rapports entre science et foi sont une grande question qui agitent croyants et incroyants. 

Et d'abord qu'est-ce que la science ? Seule la science pense-t-elle ? La science se réduit-elle à la physique, à la chimie et à la biologie-géologie ? Peut-on confondre science et raison ? Un décideur politique ou économique est-il en dehors de toute rationalité parce qu'il ne fait pas de la physique dans un laboratoire ? Un scientifique peut-il apporter le bonheur sur terre ? Est-il toujours vertueux parce qu'il travaille dans un laboratoire ? Quelle est la différence entre science et scientisme ? 

Et qu'est-ce-que la Foi chrétienne ? Une croyance qui s'oppose à la raison ? Une croyance que la raison confirme ? La foi est-elle un sentiment ? Un raisonnement ? Une rencontre ? 

La foi et la science évoluent-elles sur des plans distincts, complémentaires, opposés ? Y a-t-il des oppositions entre foi et science : création du monde, évolution, Big Bang, polygénisme ? La science montre-t-elle la fausseté de la religion ou confirme-t-elle la foi ? Qui a tort ? Raison ? Y -t-il des preuves de l'existence de Dieu ?

Ces questions vous intéressent, vous passionnent, mais des réponses claires, accessibles, vous n'en avez toujours pas trouvées. Vous sentez que ce que les grands médias ou l’opinion véhicule n'est pas convaincant. Les slogans du type : le progrès est en marche, la science va apporter le bonheur par la fin des superstitions, vous n'y croyez pas alors que la crise économique bat son plein et que la France est un pays gros consommateurs d'antidépresseurs.

Les réponses, vous les trouverez dans le livre L'homme peut connaître Dieu, dont voici un extrait de la table des matières : 

Chapitre 2 - Y a-t-il des preuves de l’existence de Dieu ? 
- La preuve tirée de l'ordre du monde 
- La preuve tirée de l'existence de la matière 
- Tout être a une cause 

Chapitre 3 - La science explique-t-elle toute la réalité du monde? 
- La philosophie s’oppose-t-elle aux sciences expérimentales? 
- Qu’est-ce que le scientisme ? 
- La foi s’oppose-t-elle à la science ? 
- La foi est-elle un sentiment ? 

Chapitre 4 - Le dialogue entre science et foi 
- Science et foi, l’exemple de la création du monde 
- La science pourra-t-elle expliquer l’origine de l’univers ? 
- La question du polygénisme ou du monogénisme 
- La science peut-elle se tromper ? 
- L’Église se méfie-t-elle de la science ? 
- L’Académie pontificale des sciences 

Chapitre 5 - L’homme descend-il du singe ? 
- L’évolutionnisme scientifique 
- L’idéologie évolutionniste 
- L’homme est-il le fruit du hasard ? 

Chapitre 6 - L’athéisme et la critique des religions 
- Je ne crois que ce que je vois 
- Faut-il être croyant pour admettre l’existence de Dieu ? 
- Pourquoi y a-t-il des hommes qui nient l'existence de Dieu ou qui vivent comme s’il n’existait pas? 
- Que penser des religions ? 

Pour ceux qui voudraient faire le point sur ces rapports entre science et foi, dans un langage clair et accessible, nous conseillons dans un premier temps la lecture de L'homme peut connaître Dieu. Voir aussi nos autres articles de ce blog, notamment ici.



Les frères Bogdanov : l'intelligence de la création est la signature de Dieu, créateur

Igor et Grichka Bogdanov sont deux scientifiques de renom. Auteurs à succès, ils ont publié, en 2012, La Pensée de Dieu, ouvrage qui explore les mystères mathématiques à l'oeuvre dans la création et dans les nombres. Sans entrer dans des considérations religieuses, ils montrent que l'extraordinaire complexité mathématique du cosmos ne relève pas du hasard mais d'une intelligence supérieure, qu'on peut appeler Dieu.

Voici ce que rapporte Wikipedia de leur biographie : "C'est principalement leur grand-mère maternelle Bertha Kolowrat-Krakowská qui élève les jumeaux. Jusqu'à l'âge de neuf ans, Igor et Grichka partagent leur temps entre leurs précepteurs et les ouvrages en français, russe, allemand ou anglais de la bibliothèque familiale.  Dès le plus jeune âge, ils parlent de nombreuses langues. Naît leur passion pour l'astronomie.  Une passion qu'ils s'empressent ensuite de partager avec leurs camarades de dortoir à l'École militaire de Sorèze, dans le Tarn : l'école est une ancienne abbaye, où ils entrent à l'âge de neuf ans. Toutes les nuits ils sortent de l'école en cachette pour aller regarder les étoiles.
Leur mère « Maya » Maria Dolores Kolowrat-Krakowská meurt en 1982 à cinquante-six ans, après une chute de cheval.
Pilotes de planeur à l'âge de quinze ans, puis d'avion et d'hélicoptère, ils ont la passion de tout ce qui vole. Igor est un passionné d'hélicoptère et revendique aujourd'hui 4 000 heures de vol. Ils ont leur bac à 15 ans.
En 1976 paraît leur livre Clefs pour la science-fiction. Roland Barthes avait rédigé une préface élogieuse pour leur ouvrage.
Les jumeaux ressentent un besoin de communiquer leurs passions. En septembre 1976, Grichka téléphone à plusieurs reprises à la direction de TF1 jusqu'à ce qu'on lui passe Yves Mourousi, qui présente à l'époque le journal de 13 heures. Le lendemain, ils sont sur le plateau du journal télévisé pour présenter leur livre Clés pour la science-fiction. Emballé par le numéro des jumeaux, Yves Mourousi leur propose d'animer dans son émission dominicale Bon appétit une séquence consacrée aux robots et aux extraterrestres. Leur carrière est ainsi lancée : c'est le tremplin qui débouchera plus tard, en avril 1979, sur Temps X5."

À partir des années 1990, les frères Bogdanoff se consacrent à la préparation d'un doctorat portant sur la cosmologie primordiale qu'ils obtiendront. Leurs thèses sont respectivement :
Grichka Bogdanoff, Fluctuations quantiques de la signature de la métrique à l'échelle de Planck (1999) Voir en ligne sur le serveur des thèses du CNRS.
Igor Bogdanoff, État topologique de l'espace-temps à l'échelle zéro (2002) Voir en ligne sur le serveur des thèses du CNRS."


Comme ces scientifiques dérangent, car ils ne sont pas scientistes, ni athées, certains esprits peu scrupuleux remettront en cause la validité de leurs travaux, notamment dans la presse sans apporter de véritables contradictions scientifiques. Dans la postface de leur dernier ouvrage, La Pensée de Dieu, Luis Gonzalez-Mestre, physicien, chercheur au CNRS, remet les pendules à l'heure. Moshé Flato, physicien et mathématicien, fondateur et directeur du Laboratoire de physique mathématique de l'Université de Bourgogne, écrit d'ailleurs à propos de la thèse de Grichka : "Ce travail original présente des perspectives nouvelles et importantes, de nature à résoudre certains des problèmes parmi les plus difficiles dans le domaine de la gravité quantique. L'auteur établit, en particulier, l'existence d'un champ scalaire complexe (...) susceptible, selon lui, d'accélérer l’expansion de l'espace-temps. Nous recommandons la publication de certains des résultats concernés." 

Leur dernier ouvrage, La Pensée de Dieu, est une formidable plongée dans les mystères mathématiques de la création comme le mystère du nombre pi qui contient des milliards de milliards de milliards de milliards etc. de chiffres derrière la virgule, à l'infini, davantage qu'il n'y a de particules élémentaires dans toutes les étoiles de toutes les galaxies de tout l'Univers (...) face à cette incroyable énigme vient une nouvelle question sans réponse : comment concevoir que le cercle - cette forme si simple  si immédiatement visible d'un seul coup d’œil - soit déterminé par un nombre tellement "'lointain, tellement incompréhensible, (...) Mais il y a plus. quelque chose de vraiment renversant, qui frappe tout autant Lindemann que ses deux bouillants élèves Hilbert et Minkowski : pi est entièrement déterminé jusqu'à l'infini ! L’interminable suite de ses décimales ne se déroule pas au hasard...



Cette vidéo évoque un ouvrage des frères Bogdanov, Le visage de Dieu, paru en 2010.

Les jumeaux Bogdanov sont atteints d'une maladie, sans doute génétique,  d'où leur visage allongé comme vous avez pu le voir dans la vidéo. 

Pour ceux qui voudraient faire le point sur ces rapports entre science et foi, dans un langage clair et accessible, nous conseillons dans un premier temps la lecture de L'homme peut connaître Dieu. Voir aussi nos autres articles de ce blog, notamment ici

Qu'est-ce-que l'apologétique : peut-on démontrer l'existence de Dieu par la raison ?


L'apologétique est définie ainsi par Wikipedia

"Dans un sens plus technique, le mot apologétique est utilisé pour désigner la science des preuves de la divinité dans le christianisme. Au moins dans ses fondements, cette discipline est « philosophique » (au sens scolastique du terme) ; elle s'appuie uniquement sur la raison, et non sur la révélation. Le théologien et apologète William Lane Craig la définit comme « une branche de la théologie chrétienne qui cherche à fournir une justification rationnelle aux prétentions de véracité de la foi chrétienne".

Traditionnellement, l'apologétique comporte trois parties, précédées d'une introduction :
Introduction : l'âme humaine est capable de Dieu ; la révélation est possible (de la part de Dieu, et aussi de la part de l'homme dont l'esprit est capable de découvrir et comprendre un certain nombre de choses sur Dieu).
Dieu existe : voir les cinq preuves de l'existence de Dieu de Thomas d'Aquin, considéré comme l'auteur de référence en la matière.
Jésus-Christ est Dieu.
L'Église catholique est voulue par Dieu et assistée par lui.
Le plus souvent, une annexe est consacrée à l'immortalité de l'âme.

La démarche apologétique est donc très intéressante : elle s'appuie sur la raison et non sur la Révélation ou des arguments d'autorité. Il s'agit de réfléchir sur les questions fondamentales : Dieu existe-t-il ? l'homme a-t-il une âme ? Quelle religion serait la bonne, s'il y en a une ? Etc. L’apologétique rejoint en fait la philosophie.

Par conséquent, cette démarche convient à tous : incroyants qui cherchent si Dieu existe, croyants qui ont des doutes ou qui veulent comprendre davantage leur foi. Dans notre siècle qui est très scientifique, et c'est très bien ainsi, une telle démarche est très importante afin de donner des bases solides aux orientations de notre vie.


L'on observe un décalage grandissant chez nos contemporains : leurs connaissances profanes sont assez développées (math, physique, technologie) mais leurs connaissances en matières religieuses sont très limitées. Même d'un point de vue culturel, ils ne savent pas grand chose de la religion. Même les croyants en sont souvent restés au catéchisme de leur enfance. Ceux qui ont la foi ont souvent une foi sentimentale et ne savent pas bien ce qu'est l'âme humaine, ce qu'il y a après la mort, ce que dit l'Église catholique du diable, etc.


Vous souhaitez un livre qui fait le point sur ces questions, qui propose une démarche apologétique claire et moderne à la portée des lecteurs du XXIe siècle, des lycéens jusqu'aux seniors, lisez L'homme peut connaître Dieu. Après, vous saurez à quoi vous en tenir ! Sa lecture peut changer votre vie !



L'Eglise et la science, l'affaire Galilée

Galilée

Jean Sévillia, dans son livre Historiquement Incorrect écrit :
"Qui était Galilée? Si on posait la question dans la rue, il est probable que, quatre fois sur cinq, la réponse désignerait l'astronome qui a été brûlé par l'inquisition, au Moyen Age, pour avoir prouvé que la terre tourne autour du Soleil, contredisant les dogmes catholiques.
Réponse qui contient au moins quatre erreurs. Galilée ne vivait pas au Moyen Age, puisqu'il était contemporain de Descartes ; il n'a jamais été condamné à mort ; il n'a jamais apporté la preuve de la rotation de la Terre autour du Soleil ; et quant à l'Eglise, ses dogmes n'ont jamais abordé le sujet..."

L’Église n’a aucune raison de se méfier de la science car la science et la foi viennent l’une et l’autre de Dieu. Non seulement l’Église ne se méfie pas de la science, mais elle l’encourage. Elle a assuré la transmission du savoir antique, savoirs mathématiques, physiques, philosophiques. Au Moyen Âge, lors des invasions barbares, ce sont les moines copistes dans les monastères qui ont recopié et transmis les œuvres de l’Antiquité grecque et romaine. L’œuvre d’Aristote, dont une grande partie concerne les sciences (physique, biologie, cosmologie) est connue et pratiquée. Saint Thomas d’Aquin, au XIIIe siècle, a d’ailleurs fait la synthèse entre la philosophie d’Aristote et la pensée chrétienne. Du Moyen Âge jusqu’au XXe siècle, les écoles, les universités étaient tenues principalement par l’Église catholique. 


Saint Thomas d'Aquin
C’est dans le contexte de la chrétienté que s’est développée la science. Actuellement, les progrès scientifiques de l’Occident dépassent ceux de l’Asie bloquée par le système des castes de l’hindouisme, dépassent ceux de l’Afrique bloquée par les religions animistes, dépassent les progrès du Moyen-Orient bloqué par l’islam qui interdit la réflexion rationnelle sur le Coran et sur la foi (théologie), islam dont la conception de la destinée humaine est trop fataliste. L’expansion scientifique mondiale du modèle occidental est liée à la civilisation chrétienne qui permet, soutient et encourage la réflexion critique scientifique.
Les adversaires de l’Église catholique montent en épingle l’affaire Galilée. Il y a eu, en effet, une dispute entre Galilée et des hommes d’Église. Cette dispute portait, au départ, sur les opinions religieuses particulières de Galilée et non sur des questions scientifiques. D’où un différend qui s’est envenimé. Sans étudier le dossier complexe de l’affaire, on a vite fait de simplifier les faits, de condamner l’Église. Qui sait que Saint Robert Bellarmin était opposé à une condamnation de Galilée ? Ce n’est pas parce qu’il y a eu une dispute ou un procès dans l’histoire de l’Église qu’elle devient, par principe, l’adversaire de la science. Par on ne sait quel raccourci saisissant, on claironne que l’Église a toujours été l’adversaire de la science. Ceci n’est pas une affirmation historique mais un slogan idéologique. 

Saint Robert Bellarmin

Pour aller plus loin :
Commander notre livre L'homme peut connaître Dieu qui fait le point sur les rapports entre foi et raison, foi et science avec de nombreux exemples scientifiques très éclairants. 



mardi 22 octobre 2013

Des savants parlent de Dieu


Des savants parlent de Dieu

Beaucoup de savants non seulement croient en Dieu mais voient leur foi en Dieu renforcée par leurs recherches scientifiques. En effet, la démarche scientifique postule que le monde fonctionne sur un mode rationnel : le but des chercheurs est de trouver les lois scientifiques qui expliquent le monde. Pour un scientifique, la création est donc gouvernée par des lois.

Le scientifique rejoint le philosophe qui, sachant qu'il n'y a pas d'effet sans cause, affirme l'existence d'une cause première intelligente à l'origine de la Création, autrement dit un créateur. Ce que confirme la science qui postule que le monde a eu un commencement.




Cette démarche rejoint celle du théologien qui donne un visage à cette cause première en s'appuyant sur la Révélation que le Créateur a faite aux hommes dans la Bible interprétée à la lumière de la Tradition de l'Église, à la lumière de ce qu'ont pu dire ceux qui on connu le Christ au plus près.

Science, philosophie et théologie étudient la réalité sous des angles différents. Mais différence ne veut pas dire opposition. La science analysent les phénomènes observables de la matière. La philosophie, et notamment la métaphysique, raisonne des principes  : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Elle s'appuie sur l'observation et la logique. La religion donne des réponses inaccessibles à la raison humaine et se fonde sur la Révélation divine. Dès lors, il est normal que science et foi aillent de pair et aboutissent aux mêmes conclusions.


Nous remercions Veraciter pour sa magnifique vidéoSource de cette très bonne vidéo : Veraciter :https://www.youtube.com/user/Veraciter
Des savants parlent de Dieu : 
— Johannes KEPLER (1571-1630), un des plus grands astronomes,

— Nicolas COPERNIC (1473-1543), le fondateur de l'astronomie moderne,
— Isaac NEWTON (1643-1727), fondateur de la physique moderne,
— Carl von LINNÉ (1707-1778), fondateur de la classification des plantes,
— Alessandro VOLTA (1745-1827), qui découvrit les courants électriques,
— André-Marie AMPÈRE (1775-1836), fondateur de l'électrodynamique,
— Augustin-Louis CAUCHY (1789-1857), grand mathématicien français,
— Carl Friedrich GAUSS (1777-1855), « le prince des mathématiciens »,
— Justus von LIEBIG (1803-1873), le célèbre auteur de la chimie appliquée,
— Julius ROBERT von MAYER (1814-1878) ( principe de la thermodynamique),
— Angelo SECCHI (1818-1878), fondateur de l'astrophysique moderne
— Louis PASTEUR (1822-1895), le plus illustre bactériologiste,
— Jean-Henri FABRE (1823-1915), l'illustre entomologiste français,
— Guglielmo MARCONI (1874-1937), inventeur de la télégraphie sans fil,
— Robert MILLIKAN (1868-1953), célèbre physicien américain, prix Nobel 1923,
— Arthur EDDINGTON (1882-1946), célèbre astronome anglais,
— Max PLANCK (1858-1947), fondateur de la théorie des quanta,
— Albert EINSTEIN (1879-1955), fondateur de la théorie de la relativité,
— Howard AIKEN (1900-1973), « père » du premier ordinateur.

« Gloria in excelsis Deo » : Gloire à Dieu au plus haut des cieux !
(Chant entendu par les bergers durant la nuit de Noël : Évangile de saint Luc, ch. 2, v. 14.)

Pour aller plus loin, lire L'homme peut connaître Dieu.

jeudi 17 octobre 2013

Interview du père Amorth, exorciste du Vatican








Question: Ma mère me raconta, il y a plusieurs années, ce qu’elle avait appris des arts magiques. Après quelques années, j’ai commencé à entendre une voix masculine dans ma maison. Ensuite, nous avons déménagé et je n’ai plus rien entendu.

Réponse du père Amorth : Il est assez normal que des personnes entendent des voix. Cela peut arriver parce que quelqu’un a fait des séances de spiritisme ou a fréquenté des mages ou des cartomanciens.

Dans ce cas, il y a une faute initiale, mais parfois, ce n'est pas le cas et il est difficile d’en comprendre la cause. Ce qui compte, c'est de savoir ce qu'il faut faire : mépriser les voix, ne pas s’en soucier, ne pas faire ce qu’elles disent et prier, car si on les méprise et on ne les écoute pas par curiosité, si on ne fait ce qu’elles disent, mais qu'on cherche à les repousser, à les ignorer et si on prie, alors cela cesse. [NDLR : et faire venir un prêtre pour chasser les infestations démoniaques]



Question : Existe-il des prêtres qui ne croient pas au diable ?

Réponse du père Amorth : Oui, bien sûr ! Mon maître, le père Candido Amantini, qui était exorciste à la Scala Santa à Rome, raconte qu’un prêtre lui avoua ne pas croire au diable, aux exorcismes, etc. Le Père Candido l’invita à participer à un exorcisme. Il accepta et assista au début, les mains dans les poches, avec un air presque de mépris. A un moment donné, le démon s’adressa à lui en disant : «Tu ne crois pas à moi, mais tu crois aux femmes, et comment tu y crois !». Le prêtre tout honteux, reculant, gagna la porte et s’enfuit.



Question : Pouvez-vous nous parler des effets de l’eau bénite ?
Réponse du père Amorth : Parfois, mais pas toujours, elle peut aider à détecter une possession diabolique. Une femme me demanda un exorcisme. Je ne comprenais pas si elle était réellement possédée. Je préparai sur la table deux verres : l’un avec de l’eau normale et l’autre avec de l’eau bénite. Je lui donnai en premier à boire l’eau normale et peu après, celui avec de l’eau bénite. Elle la but, mais aussitôt son aspect changea et elle devint colérique. Avec une voix d’homme, elle me dit : «Prêtre, tu te crois rusé, n’est-ce-pas ?». Alors, je lui fis un exorcisme.

Un entretien dans le Figaro

Possessions et rites sataniques, confrontations directes avec les démons, sectes du Mal implantées au cœur de Rome... dans ses Confessions (1), le père Gabriele Amorth, exorciste en chef de la cité du Vatican, raconte ses années de combat, de corps-à-corps avec les puissances infernales, par le biais de scènes dignes du Moyen Age. En avant- première, Le Figaro Magazine vous présente les bonnes feuilles de cet ouvrage, publié sous forme d'entretiens, où les questions sont posées par le journaliste de La Stampa, Marco Tosatti.

«Je me suis recommandé à la Madone... Et puis je me prénomme Gabriele, l'archange est mon saint patron.»

Ordonné prêtre en 1954, Don Gabriele, 85 ans, est depuis 1986 l'exorciste en chef de la cité du Vatican et de l'archidiocèse de Rome. « Plus un exorciste est animé par la foi, plus puissante est son action », affirme-t-il, ce qui l'amène à pourchasser le diable partout où il croit le voir, y compris au sein du Vatican - ce qui peut laisser perplexe, même si Paul VI a dit que « la fumée de Satan » était bel et bien entrée dans l'Eglise...

Révolté par la progressive disparition de ce qu'il définit lui-même comme une« profession », le père Amorth a fondé l'Association internationale des exorcistes, visant à perpétuer les cultes de conjuration du démon. Par des rites et des prières de délivrance, il officie toujours « du matin au soir », malgré son grand âge, pour soulager de leurs souffrances des personnes qui n'ont pas trouvé de recours dans la médecine et la psychiatrie.

"C'est en 1986 que vous avez reçu du cardinal Poletti (2) la charge d'exorciste. Voilà maintenant vingt ans et plus que vous menez cette bataille. En quoi votre vie a-t-elle changé ?
A présent, je me consacre entièrement à la pratique des exorcismes. Or, je vois que les besoins sont immenses et les exorcistes peu nombreux. Si bien que je travaille du matin au soir, sept jours par semaine, y compris à Noël et à Pâques. A chaque fois, je me rends compte d'une chose : au grand silence sur le diable, qui naît souvent au sein de l'Eglise elle-même, s'oppose une volonté profonde de savoir, venue des fidèles et des gens simples. Il ne fait aucun doute qu'être exorciste m'a beaucoup renforcé dans ma foi et dans la prière. Pendant que le cardinal Poletti rédigeait le document me confiant la charge d'exorciste, je me suis recommandé à la Madone: « Enveloppe-moi dans ton manteau et protège-moi, je t'appartiens. » Et puis je me prénomme Gabriele, l'archange est mon saint patron...

Que pensiez-vous du démon, avant ?
Pour dire la vérité, je ne m'en souciais pas du tout. Je savais qu'il existait, bien sûr. Je croyais à l’Évangile. A Modène, ville dont je suis originaire, je n'avais jamais entendu parler des exorcistes. Il est vrai qu'à l'époque nombre de prêtres n'abordaient pour ainsi dire jamais ces sujets-là: le démon, la possession, les exorcismes... J'ai été ordonné prêtre en 1954, année mariale et centenaire de l'Immaculée Conception. Plus de cinquante ans ont passé. Mais en ce temps-là comme de nos jours, s'il y a quelque chose de très important, c'est la formation des prêtres. L'instruction qu'il convient de leur donner, précisément en ce qui concerne la réalité du diable et le ministère de l'exorcisme. Et c'est d'autant plus valable à présent que nombre de jeunes ne vont plus à l'église, mais assistent au contraire à des séances de spiritisme, consultent des envoûteurs, des cartomanciennes, et ainsi de suite. Je pense qu'il est fondamental de les informer afin de les tenir éloignés de ces dangers. Et pour les informer, il faudrait des prêtres bien préparés. Or, une bonne partie du clergé en sait vraiment peu sur la question...

Le jour où j'ai dû faire face à un cas évident de possession diabolique, j'ai compris que la réalité de l'action satanique et de la prière d'exorcisme ne relevait pas du passé, qu'il ne fallait surtout pas la cantonner aux temps anciens ou à l'époque de Jésus. Elle existe de nos jours aussi bien ! Satan agit plus que jamais ; il s'efforce encore de conduire le plus grand nombre d'âmes possibles à la mort éternelle. Dès le début de mon ministère, j'ai compris qu'il existe deux catégories de possédés, et que ces catégories s'opposent. Il y a les personnes possédées du fait de leurs erreurs, et celles qui le sont du fait de leur amour pour Dieu. Je puis le confirmer en me fondant sur les Écritures et sur la tradition. Je me rappelle un cas qui m'a beaucoup touché personnellement. Il s'agit d'un excellent séminariste. Faute d'avoir été exorcisé par mes soins, il a quitté le séminaire au bout de deux ans, et finalement perdu sa vocation. Tout est arrivé dans des circonstances fort délicates, douloureuses même, sur lesquelles je ne veux pas m'étendre. Je puis dire toutefois que l'expérience a représenté pour moi un grand choc révélateur, et m'a fait comprendre comment l'on devait s'y prendre pour contrarier l'action du démon, surtout quand elle vise les personnes consacrées.

(...) Il faut reconnaître qu'en dépit des progrès de la technologie moderne, c'est seulement en tant qu'exorcistes que nous sommes capables de procéder à des distinctions rapides dans les événements et les situations qu'il nous faut affronter. Le démon n'a ni barrière ni limite quand il s'agit de s'aliéner des personnes ou des âmes. Quand on se place dans une perspective historique, et que l'on compare les cas actuels et ceux qui ont été publiés, ceux que nous considérons comme des exemples classiques de possession ou de vexations démoniaques, il semble que les choses aient beaucoup changé. Ce qui était regardé jadis de telle ou telle façon, nous le voyons aujourd'hui comme une forme de maladie mentale. Ensuite vient l'exorcisme. On commence à vérifier ce qu'il en est, à provoquer l'individu. Alors, et alors seulement, il est possible de dire si ce qui avait été étiqueté comme maladie mentale en est vraiment une, ou s'il ne s'agit pas plutôt d'un maléfice. Car nous devons toujours nous fonder sur des signes et des phénomènes observables ; on peut aussi pratiquer des provocations silencieuses - avoir sur soi l'Eucharistie, par exemple, à l'insu de tout le monde -, en utilisant l'eau bénite, le sel bénit, ou l'eau servant aux liturgies pascales. On observe ce que les gens acceptent ou refusent de boire. Ils reconnaissent toujours l'eau bénite et le sel bénit. Pendant des années, on m'a craché à la figure: c'était quand il y avait une présence démoniaque dans la personne.

Nous devons rester attentifs, car dans le monde où nous vivons et travaillons, le démon cherche à détruire le pouvoir de l'Église en ruinant le sacerdoce du Christ. Nous devons aussi apprendre à travailler avec nos collègues médecins, y compris dans le champ de la santé mentale : ils peuvent apporter à l'Eglise une aide significative. (...) Bien des patients se sont adressés à moi après avoir consulté un médecin. J'ai même établi un usage : on ne peut venir me voir sans un certificat attestant que l'on s'est scrupuleusement soumis à des consultations de spécialistes. En effet, une personne qui souffre doit toujours commencer par aller voir un médecin.

Vous appartenez à une congrégation religieuse. Comment votre travail y est-il jugé ?
C'est un ministère difficile et incompris que celui de l'exorciste. En ce qui me concerne, on m'aime tellement que j'en suis à ma 23e affectation... on me chasse, on me chasse, on me chasse de partout... mais si l'on crie, c'est parce qu'on ne veut pas écouter. On m'a chassé de tous les lieux où j'ai exorcisé, ici à Rome (...) C'est ainsi ! Les évêques, même ceux qui nomment des exorcistes, le font de mauvaise grâce, en général. Si encore ils s'informaient ! Comment ça se passe, combien nous sommes, ne faudrait-il pas en nommer davantage, combien de personnes sont touchées... si encore ils réunissaient les exorcistes pour étudier la situation. Mais non. Rien. Ils nomment quelqu'un, et l'exorciste se débrouille. Ils ne s'en occupent pas...

Quand vos patients arrivent chez vous et entrent dans votre cabinet, sont-ils déjà en fureur ?
Il arrive qu'ils le soient. Il faut même parfois que leurs proches les portent. Il est aussi des cas où l'on rit et plaisante, où l'on s'efforce de maintenir une ambiance sereine. Entre deux séances, on marque une pause. On blague un peu. Bref, le climat est détendu.

Naturellement, l'atmosphère pendant la séance doit toujours être au recueillement, puisque nous prions beaucoup. Et dans les cas les plus difficiles et les plus rares, ceux qui présentent une possession démoniaque, les gens entrent en transe. On parle de possession démoniaque quand il y a possession par le démon ; autrement, ce sont des vexations.

Padre Pio (3), par exemple, était un cas de vexation. Selon plusieurs témoignages, le démon le battait et le fouettait jusqu'au sang. (...) En général, pour effrayer le Padre Pio, le démon prenait la forme d'un chien méchant. Il essayait de le terroriser. De le tromper, aussi, et, dans ce cas, il prenait la forme de Jésus, de la Madone, de son Supérieur, de son directeur spirituel, de son père gardien. Il entrait dans la cellule et lui donnait des ordres.

Padre Pio, perplexe, retournait voir le père gardien et lui demandait : "Père gardien, vous m'avez vraiment dit de faire telle ou telle chose ?" Le père gardien répondait : "Mais non. Je ne suis même pas venu te voir !" Padre Pio comprenait qu'il avait eu affaire au démon. D'autres fois, le diable lui apparaissait sous la forme de filles nues. Il le provoquait par des tentations en l'attirant sur le terrain de la chasteté. (…)

Les vexations, donc. Disons qu'elles se manifestent principalement comme des sortes de plaisanteries méchantes perpétrées par le démon. Car l'ennemi est capable de se livrer à des « blagues » vraiment cruelles. Et il ne s'en prive pas (...) Le diable s'amuse !

«Le démon m'a peut-être raconté un bobard»
La femme dont il sera question à présent est une veuve de 50 ans. Elle a une fille et deux petits-enfants. Elle explique que ses ennuis ont commencé aussitôt après son mariage. Elle souffre d'asthme, elle est sujette à des évanouissements ainsi qu'à des douleurs gastriques et intestinales ; elle vomit des choses bizarres, comme des cheveux ou des haricots crus... Elle entend des coups frappés dans la maison, les meubles vibrent. Elle a le sentiment d'être détestée par plusieurs de ses parents et amis, en particulier par sa belle-mère qui ne l'a jamais acceptée comme épouse de son fils unique.

Après quelques minutes d'exorcisme, elle entre en transe et le démon commence à parler. Il menace la malade, et même l'exorciste. Je lui dis: «Tu ne peux rien me faire, parce que je suis un ministre du Christ ! Tu ne peux rien faire sans sa permission, même pas prononcer un mot, même pas faire un geste. Tu dois lui obéir (...) Avec mon exorcisme, tu es battu.» Il réagit à l'exorcisme, puis il réagit aussi au «Dieu soit béni», ainsi qu'au «Bénie soit sa Sainte et Immaculée Conception». Je reprends alors: «Tu trembles, hein, quand tu entends le nom de Marie ! Elle te fait peur parce qu'elle ne t'a jamais été soumise par le péché ! Parce qu'elle n'a pas le péché originel, et parce qu'elle t'a écrasé la tête avec son fils Jésus!» Il m'interrompt : «Tu sais avec quel pied?» Je me prends à son jeu: «avec quel pied? Voyons un peu... Ça m'intéresserait bien de le savoir !» Sa réponse: «Avec le pied droit. » J'insiste: «Pourquoi avec le pied droit ? » Il réplique: «Parce que c'est le plus fort et le plus résolu.» J'en reste sans voix. Puis le doute me saisit : il m'a peut-être raconté un bobard. Le lendemain, l'occasion se présente de m'entretenir avec mon évêque. Je lui raconte l'épisode. Il me répond que cette histoire de pied droit est une sottise. Car la Madone, en vérité, n'a rien écrasé de matériel, elle ne s'est pas servie de son pied ; nous sommes là dans le domaine de la théologie, pas de la physique. Satan a bien été mis en échec et son règne a bien été détruit, mais la chose doit s'entendre d'un point de vue spirituel.

Huit jours plus tard, au cours de l'exorcisme de cette même femme, alors qu'elle est déjà hors d'elle-même, que ses yeux se révulsent et qu'elle se tord comme un serpent dans des spasmes atroces, l'intrus prononce des offenses et des menaces dirigées en particulier contre l'exorciste. Il laisse échapper aussi des étourderies. C'est alors que je l'interromps : « Dis donc, Lucifer ! Oui, toi ! L'autre jour, cette histoire de pied... » Le malin réplique aussitôt d'une voix glacée qui me pétrifie : «Je me moquais de toi !»
Etait-ce une leçon pour m'empêcher de céder à la curiosité?»


(1) Père Gabriele Amorth, entretiens avec Marco Tosatti, Confessions-Mémoires de l'exorciste officiel du Vatican, Editions Michel Lafon, 280 p., 17,95 €. 

(2) Ugo Poletti (1914-1997), cardinal-vicaire de Rome et président de la Conférence épiscopale italienne.

(3) Capucin italien, le padre Pio (1887-1968) a reçu les stigmates. Il a été canonisé en 2002 sous le nom de saint Pio de Pietrelcina.

Par Patrice De Méritens

Pour aller plus loin

- voir ici et ici
- comprendre que ces phénomènes restent rares et que le combat spirituel reste celui contre nous-mêmes et nos défauts.
- lire L'homme peut connaître Dieu qui donne les bases théologiques pour comprendre comment situer Satan, sa nature, son pouvoir, et la réponse de Dieu.